Affichage des articles dont le libellé est industrie pharmaceutique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est industrie pharmaceutique. Afficher tous les articles
samedi 5 octobre 2013
Les vaccins en Pologne
Le marché des vaccins en Pologne était
estimé en 2012 à 163 millions zloty. En 2002 sa valeur était de
121 millions zloty. Les analystes prévoient qu'en 2013 ce marché
atteindra 186 millions zloty. Cette croissance est principalement due
à l'augmentation des prix. Par exemple, en 2002 un vaccin coûtait
en moyenne 44,3 zloty et en 2012 le prix moyen était 84,90 zloty.
Le vaccin le plus utilisé est celui
contre la grippe mais ses ventes dépendent beaucoup des facteurs
extérieurs. Seulement 55 personnes pour 1000 se vaccinent tous les
ans en Pologne.
En juillet 2013 les services sanitaires
(Glowny Inspektorat Farmaceutyczny) ont retiré de l'usage deux
vaccins. La première est Euvax B produit par LG Life Sciences Poland
contre le virus DNA Hepadnaviridae qui provoque
l'hépatite. Le produit est utilisé pour les vaccins obligatoires
chez les nouveaux-nés. Le personnel médical a signalé l'apparence
inhabituelle du produit, notamment le manque de homogénéité. Selon
les autorités elle aurait pu être causée par des mauvaises
conditions du transport ou du stockage. Cependant, seulement la série
UFA 12001 a été retiré, le vaccin reste dont le produit toujours
utilisé en Pologne. Euvax B n'est pas utilisé dans des pays de
l'Europe de l'Ouest, a déjà été retiré du marché en 2007 après
la mort de quelques personnes au Viet-nam à qui on a administré ce
vaccin. Après l'amélioration de sa qualité, les autorités l'ont
remis sur le marché. Le deuxième vaccin retiré était Tripacel
(contre diphtérie, tétanos et coqueluche) également utilisé dans
les vaccinations des nouveaux-nés. La raison été aussi l'apparence
inhabituelle du produit.
Malgré les autorités qui
ont voulu ne pas alerter les parents, de nombreux témoignages des
parents très inquiets qui ont remarqué des symptômes inquiétants
chez leurs enfants récemment vaccinés, sont apparues surtout sur
les réseaux sociaux. Cet événement a également été exploité
par de nombreux mouvements asti-vaccinations obligatoires. En effet,
de plus en plus parents refusent de vacciner leurs enfants. En 2012
5,3 milles d'enfants n'ont pas été vacciné. Les autorités
estiment que depuis 2009 ce chiffre augmente annuellement de 15% à
20%.
Sources :
Janvier 2013
rynekzdrowia.pl
Janvier 2013 mp.pl
Juillet 2013 sfora.pl
Juillet 2013 rp.pl
Juillet 2013 wprost.pl
Juillet 2013 onet.pl
Juillet 2013
biotechnologia.pl
Libellés :
industrie pharmaceutique,
médecine,
médicaments
jeudi 20 mai 2010
Les médicaments génériques en Pologne
En Pologne, comme dans toute l'Europe Centrale et de l'Est les médicaments génériques détiennent la principale part de marché qui, en plus, progresse dynamiquement. Face à des grands producteurs des génériques de cette région de l'Europe, le marché polonais reste atomisé et concurrentiel. Le lobbying des producteurs des médicaments innovants, la lenteur administrative et l'incompétence des tribunaux en matière de droits de propriété intellectuelle et industrielle sont les principaux freins au développement des génériques en Pologne.
Les médicaments en Pologne sont les uns des moins chers en Europe. Cependant, il s'agit du prix moyen, car il en existe des groupes qui restent plus chers que la moyenne européenne. Entre 2007 et 2009 les dépenses publiques consacrées au remboursement des médicaments était en augmentation. La tendance s'inversera en 2010 car ces dépenses seront diminuées de 400 millions de zloty environ, par rapport au 2009 (8 mld zloty)(1)
1. Les génériques ont la principale part de marché.
Le marché de médicaments polonais se caractérise par la participation élevée des médicaments génériques : 85% en volume et 62% en valeur (2) et il progresse d'environ 10% par an. Dans une perspective plus large cette spécificité se confirme dans l'Europe Centrale et de l'Est où les médicaments génériques correspondent à 60% (3). Les analystes prévoient pour cette région de l'Europe la progression des médicaments génériques d'environ 14% par an, alors que le rythme de progression des médicaments innovants sera plus faible.
2. Les nombreux producteurs locaux sont de plus en plus soumis à la tendance aux fusions et renforcement des positions sur le marché.
Le marché polonais des médicaments génériques est très concurrentiel et très atomisé. En Pologne les médicaments génériques sont fabriqués par quelque dizaines de producteurs locaux. Peu nombreux sont ceux qui ont des parts de marché supérieures à 1%. Le leader est Polpharma avec un peu plus de 5% des parts de marché.
Plus généralement, sur le marché des génériques en Europe Centrale et de l'Est la tendance est à la fusion et aux achats des producteurs afin de consolider sa position, accéder aux autres marchés, améliorer la rentabilité, accéder à des segments du marché qui donnent la possibilité d'expansion ou neutraliser un concurrent.
Exemples :
Zentiva a acheté entre autres Eczacibasi Generic Pharmaceuticals (2007)
Polpharma a acheté Akkrihin (2007)
Mylan a acheté Merck Generics (2007)
Teva qui a achété Barr (2008) et Ratiopharm (2010).
3. L'inefficacité administrative et le lobbying sont la source des difficultés rencontrées par les médicaments génériques en Pologne.
Il n'existe pas des tribunaux spécialisés dans la propriété intellectuelle en Pologne. La qualité des décisions des tribunaux dans ce domaine est faible. Les producteurs des médicaments innovants, attaquent souvent en justice les producteurs des génériques et il arrive (en fonction de tribunal), que le juge interdit la vente du générique pendant la durée du procès. Dans le cas du gain de cause, les pertes pour les producteurs des génériques et aussi pour l'Assurance Maladie sont irrécupérables.
Les très longs délais d'entrée sur le marché qui sont dus à la lenteur de l'administration polonaise et aux procédures peu efficaces. Selon la loi le médicament doit être enregistré sous 210 jours, en Pologne cela dure en moyenne 2 ans. En outre, il y a des problèmes d'inscription sur la liste des médicaments remboursés. Normalement les listes de ces médicaments devrait être mises à jour toutes les 3 mois. Au cours de 4 derniers années il devrait y avoir 16 mises à jour et il y en a eu seulement 5. Cette inefficacité s'explique en partie par des stratégies des producteurs des médicaments originaux, qui tentent d'intervenir lors de l'évaluation du médicament et influencent le processus. Cette pratique est illégale comme l'a rappelé la Commission Européenne dans son rapport du juillet 2009.
(1)Rynek Aptek, 26 janvier 2010
(2)Tomasz Zarzycki, IMS Poland, octobre 2009
(3)Rapport PMR 2009
Les médicaments en Pologne sont les uns des moins chers en Europe. Cependant, il s'agit du prix moyen, car il en existe des groupes qui restent plus chers que la moyenne européenne. Entre 2007 et 2009 les dépenses publiques consacrées au remboursement des médicaments était en augmentation. La tendance s'inversera en 2010 car ces dépenses seront diminuées de 400 millions de zloty environ, par rapport au 2009 (8 mld zloty)(1)
1. Les génériques ont la principale part de marché.
Le marché de médicaments polonais se caractérise par la participation élevée des médicaments génériques : 85% en volume et 62% en valeur (2) et il progresse d'environ 10% par an. Dans une perspective plus large cette spécificité se confirme dans l'Europe Centrale et de l'Est où les médicaments génériques correspondent à 60% (3). Les analystes prévoient pour cette région de l'Europe la progression des médicaments génériques d'environ 14% par an, alors que le rythme de progression des médicaments innovants sera plus faible.
2. Les nombreux producteurs locaux sont de plus en plus soumis à la tendance aux fusions et renforcement des positions sur le marché.
Le marché polonais des médicaments génériques est très concurrentiel et très atomisé. En Pologne les médicaments génériques sont fabriqués par quelque dizaines de producteurs locaux. Peu nombreux sont ceux qui ont des parts de marché supérieures à 1%. Le leader est Polpharma avec un peu plus de 5% des parts de marché.
Plus généralement, sur le marché des génériques en Europe Centrale et de l'Est la tendance est à la fusion et aux achats des producteurs afin de consolider sa position, accéder aux autres marchés, améliorer la rentabilité, accéder à des segments du marché qui donnent la possibilité d'expansion ou neutraliser un concurrent.
Exemples :
Zentiva a acheté entre autres Eczacibasi Generic Pharmaceuticals (2007)
Polpharma a acheté Akkrihin (2007)
Mylan a acheté Merck Generics (2007)
Teva qui a achété Barr (2008) et Ratiopharm (2010).
3. L'inefficacité administrative et le lobbying sont la source des difficultés rencontrées par les médicaments génériques en Pologne.
Il n'existe pas des tribunaux spécialisés dans la propriété intellectuelle en Pologne. La qualité des décisions des tribunaux dans ce domaine est faible. Les producteurs des médicaments innovants, attaquent souvent en justice les producteurs des génériques et il arrive (en fonction de tribunal), que le juge interdit la vente du générique pendant la durée du procès. Dans le cas du gain de cause, les pertes pour les producteurs des génériques et aussi pour l'Assurance Maladie sont irrécupérables.
Les très longs délais d'entrée sur le marché qui sont dus à la lenteur de l'administration polonaise et aux procédures peu efficaces. Selon la loi le médicament doit être enregistré sous 210 jours, en Pologne cela dure en moyenne 2 ans. En outre, il y a des problèmes d'inscription sur la liste des médicaments remboursés. Normalement les listes de ces médicaments devrait être mises à jour toutes les 3 mois. Au cours de 4 derniers années il devrait y avoir 16 mises à jour et il y en a eu seulement 5. Cette inefficacité s'explique en partie par des stratégies des producteurs des médicaments originaux, qui tentent d'intervenir lors de l'évaluation du médicament et influencent le processus. Cette pratique est illégale comme l'a rappelé la Commission Européenne dans son rapport du juillet 2009.
(1)Rynek Aptek, 26 janvier 2010
(2)Tomasz Zarzycki, IMS Poland, octobre 2009
(3)Rapport PMR 2009
Inscription à :
Articles (Atom)