jeudi 17 juin 2010
La biotechnologie
Malgré le développement à un rythme très modéré, la biotechnologie a de bonnes perspectives en Pologne. Le financement est facilité par les fonds de l'Union européenne. Le gouvernement prépare la loi qui permettra l'ouverture des établissements supérieurs au monde de l'entreprise.
1. La commercialisation des recherches scientifiques en Pologne est très faible.
Même si la demande des services des scientifiques est des chercheurs a augmenté dans les dernières années, le transfert des résultats de recherches scientifiques et des technologies vers les entreprises est très faible en Pologne. Les conditions pour la commercialisation des recherches sont moins avantageux que dans d'autres pays d'Europe.
En Pologne l'industrie pharmaceutique et bio-technologique est très faible et a du mal à s'adapter aux exigences du marché libre et aux normes européennes.
Concernant la dynamique de ce marché, d'après le rapport du PMR(1), le secteur de la biotechnologie rouge (celle qui trouve son application dans la pharmacie et la médecine) se développe à un rythme modéré. En 2008, le chiffre d'affaires des entreprises bio-technologiques du secteur pharmaceutique est estimé à 607 mln zloty, c'est-à-dire moins 2% qu'en 2007.
Cependant, le même rapport estime que les revenus de ces mêmes entreprises vont augmenter à partir du 2010 et qu'en 2011 nous assisterons à un boom car l'augmentation peut être même de 30%. Cette dynamique sera le résultat du développement des projets innovants qui en 2008 – 2009 n'était qu'au tout début et n'apportaient pas encore des profits.
2. Le financement des projets est facilité par les fonds européens.
Le financement des projets à un risque accru a, partout dans le monde, le rôle décisif dans le développement des nouvelles technologies. En Pologne, le financement est facilité par fonds européens. Le projet les plus important est Program Operacyjny Innowacyjna Gospodarka (Économie Innovante) qui dispose de 662mln zl (2007 - 2013). Grâce à la bonne utilisation des fonds européens, il est plus facile de financer les investissement en recherche scientifique est ses applications technologiques.
Toujours dans le cadre du projet Économie Innovante, l'incubateur Science2Business a vu le jour en mars dernier. Il s'agit d'une première de ce type d'institution en Pologne. L'incubateur offre aux ingénieurs polonais le financement (200 mln euros de fonds) et le soutien organisationnel.
3. Les améliorations législatives en vue de faciliter le transfert du savoir vers les entreprises.
Le gouvernement a préparé une réforme de la loi sur l'enseignement supérieur qu'il va soumettre prochainement à l'Assemblé. Elle permettra aux établissements de l'enseignement supérieur une meilleure ouverture au monde de l'entreprise. Aujourd'hui les universités peuvent s'engager dans le projet d'une entreprise, mais cette initiative reste difficile car soumise à l'accord de l'autorité de université et conforme à son statut.
La nouvelle loi va permettre aux universités de créer des sociétés dans le but de la valorisation de leurs recherches. L'entreprise appartiendra à l'université mais va être indépendante et les investisseurs financiers vont pouvoir s'y engager.
Les experts soulignent deux difficultés auxquelles vont être confrontées les nouvelles entreprises. Premièrement, les universités ne disposent pas des cadres ayant l'expérience dans le monde du business et qui connaissent bien les questions financiers. Or ce type de managers est indispensable dans la réussite des entreprises universitaires.
Deuxièmement, les universités ne disposent pas de moyens financiers qui leur permettraient de payer le 19% d'impôt lorsqu'elles échangent leurs apports des valeurs immatériels (les brevets et les technologies) contre le capital matériel.
(1)Innowacje biotechnologiczne w sektorze farmaceutycznym w Polsce, 2009 (Les innovations biotechnologiques dans le secteur pharmaceutique en Pologne)
1. La commercialisation des recherches scientifiques en Pologne est très faible.
Même si la demande des services des scientifiques est des chercheurs a augmenté dans les dernières années, le transfert des résultats de recherches scientifiques et des technologies vers les entreprises est très faible en Pologne. Les conditions pour la commercialisation des recherches sont moins avantageux que dans d'autres pays d'Europe.
En Pologne l'industrie pharmaceutique et bio-technologique est très faible et a du mal à s'adapter aux exigences du marché libre et aux normes européennes.
Concernant la dynamique de ce marché, d'après le rapport du PMR(1), le secteur de la biotechnologie rouge (celle qui trouve son application dans la pharmacie et la médecine) se développe à un rythme modéré. En 2008, le chiffre d'affaires des entreprises bio-technologiques du secteur pharmaceutique est estimé à 607 mln zloty, c'est-à-dire moins 2% qu'en 2007.
Cependant, le même rapport estime que les revenus de ces mêmes entreprises vont augmenter à partir du 2010 et qu'en 2011 nous assisterons à un boom car l'augmentation peut être même de 30%. Cette dynamique sera le résultat du développement des projets innovants qui en 2008 – 2009 n'était qu'au tout début et n'apportaient pas encore des profits.
2. Le financement des projets est facilité par les fonds européens.
Le financement des projets à un risque accru a, partout dans le monde, le rôle décisif dans le développement des nouvelles technologies. En Pologne, le financement est facilité par fonds européens. Le projet les plus important est Program Operacyjny Innowacyjna Gospodarka (Économie Innovante) qui dispose de 662mln zl (2007 - 2013). Grâce à la bonne utilisation des fonds européens, il est plus facile de financer les investissement en recherche scientifique est ses applications technologiques.
Toujours dans le cadre du projet Économie Innovante, l'incubateur Science2Business a vu le jour en mars dernier. Il s'agit d'une première de ce type d'institution en Pologne. L'incubateur offre aux ingénieurs polonais le financement (200 mln euros de fonds) et le soutien organisationnel.
3. Les améliorations législatives en vue de faciliter le transfert du savoir vers les entreprises.
Le gouvernement a préparé une réforme de la loi sur l'enseignement supérieur qu'il va soumettre prochainement à l'Assemblé. Elle permettra aux établissements de l'enseignement supérieur une meilleure ouverture au monde de l'entreprise. Aujourd'hui les universités peuvent s'engager dans le projet d'une entreprise, mais cette initiative reste difficile car soumise à l'accord de l'autorité de université et conforme à son statut.
La nouvelle loi va permettre aux universités de créer des sociétés dans le but de la valorisation de leurs recherches. L'entreprise appartiendra à l'université mais va être indépendante et les investisseurs financiers vont pouvoir s'y engager.
Les experts soulignent deux difficultés auxquelles vont être confrontées les nouvelles entreprises. Premièrement, les universités ne disposent pas des cadres ayant l'expérience dans le monde du business et qui connaissent bien les questions financiers. Or ce type de managers est indispensable dans la réussite des entreprises universitaires.
Deuxièmement, les universités ne disposent pas de moyens financiers qui leur permettraient de payer le 19% d'impôt lorsqu'elles échangent leurs apports des valeurs immatériels (les brevets et les technologies) contre le capital matériel.
(1)Innowacje biotechnologiczne w sektorze farmaceutycznym w Polsce, 2009 (Les innovations biotechnologiques dans le secteur pharmaceutique en Pologne)
jeudi 3 juin 2010
Le marché des certifications (1)
Le marché des certifications en Pologne est très dynamique, mais évolue à un niveau très inférieur des autres pays européens. Même si la majorité sont des certifications générales, le segment le plus dynamique est celui des certifications sectorielles.
1. Malgré la crise le marché des certifications reste très dynamique.
Depuis plusieurs années le marché des certifications en Pologne se caractérise par sa tendance à la hausse. En dépit de la crise, l'année 2009 est considérée comme une bonne année. Malgré une chute brutale dans le 1er trimestre 2009, il a retrouvé son niveau d'avant la crise au cours du 4ième trimestre.
Ce marché comme plus dynamique par rapport aux pays d'Europe de l'Ouest. Toutefois, le pourcentage des entreprises certifiées reste encore très inférieur en comparaison avec les leaders mondiaux. En 2007 on estimait le nombre des certifications à 16500. C'est très peu si on prend en compte le potentiel du marché – 200 000 entreprises pourrait demander des certificats et surtout en comparant par exemple avec le marché allemand où 30% d'entreprises sont certifiées(2).
2. La structure du marché des certifications : le ralentissement des certifications générales et le dynamisme des certifications sectorielles.
Les plus populaires certifications sont les systèmes de base : management qualité ISO 9001 (90% de toutes les certifications) le management environnement ISO 14001 (7%), management sécurité au travail 18001 (OHSAS)(3). Les certifications générales constituent une majorité écrasante des certifications accordées, cependant leur demande a nettement ralentie. La raison en est que de nombreuses entreprises les ont déjà, voir renouvellent le cycle (plus de 6 ans).
Concernant les certifications générales, selon les experts, les entreprises vont de plus en plus vouloir améliorer leurs procédures dans le domaine de sécurité des données et du management du risque. La demande pour ce type de certifications va donc augmenter dans les prochaines années.
La partie du marché des certifications qui se développe de façon très dynamique sont les certifications sectorielles. Le secteur qui se démarque est l'alimentaire de plus en plus intéressé par l'amélioration de la qualité. D'autres secteurs que l'on peut citer sont : les cosmétiques, le bois, le transport, la logistique, la banque, l'administration et les IT.
3. Les acteurs principaux.
Dekra Certification et Kema Quality
PCBC S.A.
BSI MS Polska Sp. z o.o.
TüV Rheinland Polska
Veritas Certification Polska
(1) Volontairement, je ne traite pas ici des questions des certifications dans la production d'énergie, car elles relèvent d'un autre secteur.
(2) Source : Magazine Zarzadzanie Jakoscia n°2/2007; (2007)
(3) Source : Magazine Zarzadzanie Jakoscia n°2/2007; (2007)
1. Malgré la crise le marché des certifications reste très dynamique.
Depuis plusieurs années le marché des certifications en Pologne se caractérise par sa tendance à la hausse. En dépit de la crise, l'année 2009 est considérée comme une bonne année. Malgré une chute brutale dans le 1er trimestre 2009, il a retrouvé son niveau d'avant la crise au cours du 4ième trimestre.
Ce marché comme plus dynamique par rapport aux pays d'Europe de l'Ouest. Toutefois, le pourcentage des entreprises certifiées reste encore très inférieur en comparaison avec les leaders mondiaux. En 2007 on estimait le nombre des certifications à 16500. C'est très peu si on prend en compte le potentiel du marché – 200 000 entreprises pourrait demander des certificats et surtout en comparant par exemple avec le marché allemand où 30% d'entreprises sont certifiées(2).
2. La structure du marché des certifications : le ralentissement des certifications générales et le dynamisme des certifications sectorielles.
Les plus populaires certifications sont les systèmes de base : management qualité ISO 9001 (90% de toutes les certifications) le management environnement ISO 14001 (7%), management sécurité au travail 18001 (OHSAS)(3). Les certifications générales constituent une majorité écrasante des certifications accordées, cependant leur demande a nettement ralentie. La raison en est que de nombreuses entreprises les ont déjà, voir renouvellent le cycle (plus de 6 ans).
Concernant les certifications générales, selon les experts, les entreprises vont de plus en plus vouloir améliorer leurs procédures dans le domaine de sécurité des données et du management du risque. La demande pour ce type de certifications va donc augmenter dans les prochaines années.
La partie du marché des certifications qui se développe de façon très dynamique sont les certifications sectorielles. Le secteur qui se démarque est l'alimentaire de plus en plus intéressé par l'amélioration de la qualité. D'autres secteurs que l'on peut citer sont : les cosmétiques, le bois, le transport, la logistique, la banque, l'administration et les IT.
3. Les acteurs principaux.
Dekra Certification et Kema Quality
PCBC S.A.
BSI MS Polska Sp. z o.o.
TüV Rheinland Polska
Veritas Certification Polska
(1) Volontairement, je ne traite pas ici des questions des certifications dans la production d'énergie, car elles relèvent d'un autre secteur.
(2) Source : Magazine Zarzadzanie Jakoscia n°2/2007; (2007)
(3) Source : Magazine Zarzadzanie Jakoscia n°2/2007; (2007)
jeudi 27 mai 2010
Le développement de la banque électronique
En Pologne les utilisateurs de la banque électronique sont de plus en plus nombreux. Les banques en ligne fonctionnent bien et leur atout principal est le haut niveau de sécurité. Avec la loi récente sur le développement de l'Internet les perspectives de croissance de la banque électronique sont très prometteuses.
1. Le nombre d'utilisateurs de la banque électronique en Pologne s'accroît.
En 2010 le nombre d'utilisateurs de la banque électronique atteindra en Pologne 10 mln. Il s'agit des utilisateurs actifs, car le nombre de comptes Internet s'élève environ à 11 mln. Statistiquement un client actif effectue plus de quatre virements électroniques par mois (ce qui est un peu plus que la moyenne européenne).
Concernant les entreprises, 70% d'entre elles vont utiliser la banque électronique. Une PME effectue statistiquement 30 virements par mois(1).
2. La sécurité à un très haut niveau.
Les banques en linge polonaises sont les unes de plus sures dans le monde. Elles utilisent toutes un double niveau de sécurité : le login et le mot de passe pour l'accès et la consultation des comptes et un autre niveau (mot de passe à l'usage unique, mot de passe SMS, token) pour la confirmation de la transaction.
Le leader de sécurité sur le marché polonais est Euro Bank. La deuxième place appartient à BNP Paribas Fortis et la troisième aux Raiffeisen Bank Polska et BZ WBK(2).
3. Les perspectives prometteuses pour le e-banque.
La banque en ligne en Pologne fonctionne très bien. Le plus grand défi est de faire mieux connaître ses services auprès de la population.
Le 25 mai 2010 Bronislaw Komorowski a signé la nouvelle loi sur le développement de l'Internet. Elle a pour objectif faciliter l'investissement dans l'infrastructure de télécommunication et augmenter par ce fait la concurrence sur le marché. Le but est de rendre possible le développement des e-services comme la banque électronique mais aussi les e-achats et le e-enseignement.
(1) Source : Zwiazek Bankow Polskich (Union des Banques Polonaises)
(2) Source : Bankier.pl
1. Le nombre d'utilisateurs de la banque électronique en Pologne s'accroît.
En 2010 le nombre d'utilisateurs de la banque électronique atteindra en Pologne 10 mln. Il s'agit des utilisateurs actifs, car le nombre de comptes Internet s'élève environ à 11 mln. Statistiquement un client actif effectue plus de quatre virements électroniques par mois (ce qui est un peu plus que la moyenne européenne).
Concernant les entreprises, 70% d'entre elles vont utiliser la banque électronique. Une PME effectue statistiquement 30 virements par mois(1).
2. La sécurité à un très haut niveau.
Les banques en linge polonaises sont les unes de plus sures dans le monde. Elles utilisent toutes un double niveau de sécurité : le login et le mot de passe pour l'accès et la consultation des comptes et un autre niveau (mot de passe à l'usage unique, mot de passe SMS, token) pour la confirmation de la transaction.
Le leader de sécurité sur le marché polonais est Euro Bank. La deuxième place appartient à BNP Paribas Fortis et la troisième aux Raiffeisen Bank Polska et BZ WBK(2).
3. Les perspectives prometteuses pour le e-banque.
La banque en ligne en Pologne fonctionne très bien. Le plus grand défi est de faire mieux connaître ses services auprès de la population.
Le 25 mai 2010 Bronislaw Komorowski a signé la nouvelle loi sur le développement de l'Internet. Elle a pour objectif faciliter l'investissement dans l'infrastructure de télécommunication et augmenter par ce fait la concurrence sur le marché. Le but est de rendre possible le développement des e-services comme la banque électronique mais aussi les e-achats et le e-enseignement.
(1) Source : Zwiazek Bankow Polskich (Union des Banques Polonaises)
(2) Source : Bankier.pl
lundi 24 mai 2010
Le commerce électronique en Pologne.
Malgré le ralentissement de la croissance du commerce électronique en Pologne, son développement reste très dynamique (20%). Le marché se caractérise d'une part par un grand nombre de sites marchands (7500) et d'autre part par le fait que les portails de vente aux enchères représentent 60% de valeur de marché. En Pologne pour réussir à exister dans le secteur, il faut être présent sur Allegro.
1. Le commerce électronique est le marché dynamique.
La description
Depuis le début des années 2000, le commerce électronique se développe de façon très dynamique. Il est possible de distinguer trois phases de ce développement : la phase « d'explosion » qui durait jusqu'à 2005 où le commerce augmentait tous les ans de plus de 100%; la phase du « développement » jusqu'à 2007 avec la croissance de plus de 50% par an et la phase « d'évolution » jusqu'à 2009 avec plus de 20% de croissance par an (1).
Selon de différentes sources, la valeur des transactions en 2009 était entre 13 et 13,4 mld zloty (+22% par rapport au 2008). Commet tous les ans, la part la plus importante de ce marché appartenait aux portails des ventes aux enchères (aussi bien B2B que B2C) : 60% du marché et 8,1 mld zloty de valeur. Le service Allegro à lui seul représentait environ 6mld zloty de transactions.
En ce qui concerne le nombre des commandes c'est le secteur livres et multimédia qui se place en première position (32,7%), viennent ensuite photo, électroménager et audiovisuel (12,24%) et vêtements (11,56%).
S'agissant de la valeur des commandes c'est le secteur photo, électroménager et audiovisuel qui est en tête du classement avec 27,6%, maison et jardin avec 14,3% des commandes et multimédia avec 10,9%(2).
La population des sites marchands en 2009 était environ 7500. Les plus nombreux sont ceux du secteur maison et jardin (1369), viennent ensuite cadeaux et accessoires (806), santé et beauté (771), vêtements (760). La concurrence est rude, d'autant plus que le nombre de sites augmente plus vite que le nombre des clients(3).
Les prévisions
Les spécialistes prévoient à partir de 2010 la phase de stabilisation du commerce électronique en Pologne où la croissance sera de moins de 20% par an (4).
Selon de différentes enquêtes ce sont les sites uni-secteur qui sont l'avenir du commerce électronique. Certains spécialistes misent aussi sur les sites intégrés avec des réseaux sociaux, et sur la position forte sur la toile des magasins « brick et mortar ».
Les défis
Dans une perspective plus large le commerce électronique ne constitue en Pologne qu'un peu plus de 1% du commerce au détail et environ 6% du commerce de gros. Le niveau insatisfaisant d'adaptations des IT dans les entreprises, faible marché des informations numériques, les problèmes de sécurité des transactions électroniques sont les principaux défis pour ce secteur(5).
2. Le phénomène Allegro.
Le portail Allegro, le plus grand site de vente aux enchères en Pologne, a fêté en décembre dernier ses 10 ans. Crée par un Hollandais trois Polonais, était initialement pensé comme un marché aux puces virtuel. Aujourd'hui c'est le portail incontournable pour chaque particulier ou une entreprise souhaitant effectuer une vente par internet. Le chiffre d'affaires en 2009 était supérieur à 6 mld zloty. Plus de 10 mln de comptes sont enregistrés à ce jour sur Allegro, même si des utilisateurs réels sont moins nombreux (entre 7 et 8mln). Allegro n'a pas de concurrent sérieux. L'offensive du géant mondial e-Bay s'est terminée par un échec et quelques concurrents locaux n'ont jamais réussi à percer.
(1)Le rapport de section de e-commerce du Association de Marketing Direct (Stowarzyszenie Marketingu Bezposredniego), 2010
(2)Les informations de ce paragraphe sont tirés du rapport « e-Handel Polska 2009 » du Sklepy24.pl, disponible ici en version polonaise
(3)Les informations de ce paragraphe sont tirés du rapport « e-Handel Polska 2009 » du Sklepy24.pl, disponible ici en version polonaise
(4)Le rapport de section de e-commerce du Association de Marketing Direct (Stowarzyszenie Marketingu Bezposredniego), 2010
(5)Le rapport du Ministère de l'Economie (ici)
1. Le commerce électronique est le marché dynamique.
La description
Depuis le début des années 2000, le commerce électronique se développe de façon très dynamique. Il est possible de distinguer trois phases de ce développement : la phase « d'explosion » qui durait jusqu'à 2005 où le commerce augmentait tous les ans de plus de 100%; la phase du « développement » jusqu'à 2007 avec la croissance de plus de 50% par an et la phase « d'évolution » jusqu'à 2009 avec plus de 20% de croissance par an (1).
Selon de différentes sources, la valeur des transactions en 2009 était entre 13 et 13,4 mld zloty (+22% par rapport au 2008). Commet tous les ans, la part la plus importante de ce marché appartenait aux portails des ventes aux enchères (aussi bien B2B que B2C) : 60% du marché et 8,1 mld zloty de valeur. Le service Allegro à lui seul représentait environ 6mld zloty de transactions.
En ce qui concerne le nombre des commandes c'est le secteur livres et multimédia qui se place en première position (32,7%), viennent ensuite photo, électroménager et audiovisuel (12,24%) et vêtements (11,56%).
S'agissant de la valeur des commandes c'est le secteur photo, électroménager et audiovisuel qui est en tête du classement avec 27,6%, maison et jardin avec 14,3% des commandes et multimédia avec 10,9%(2).
La population des sites marchands en 2009 était environ 7500. Les plus nombreux sont ceux du secteur maison et jardin (1369), viennent ensuite cadeaux et accessoires (806), santé et beauté (771), vêtements (760). La concurrence est rude, d'autant plus que le nombre de sites augmente plus vite que le nombre des clients(3).
Les prévisions
Les spécialistes prévoient à partir de 2010 la phase de stabilisation du commerce électronique en Pologne où la croissance sera de moins de 20% par an (4).
Selon de différentes enquêtes ce sont les sites uni-secteur qui sont l'avenir du commerce électronique. Certains spécialistes misent aussi sur les sites intégrés avec des réseaux sociaux, et sur la position forte sur la toile des magasins « brick et mortar ».
Les défis
Dans une perspective plus large le commerce électronique ne constitue en Pologne qu'un peu plus de 1% du commerce au détail et environ 6% du commerce de gros. Le niveau insatisfaisant d'adaptations des IT dans les entreprises, faible marché des informations numériques, les problèmes de sécurité des transactions électroniques sont les principaux défis pour ce secteur(5).
2. Le phénomène Allegro.
Le portail Allegro, le plus grand site de vente aux enchères en Pologne, a fêté en décembre dernier ses 10 ans. Crée par un Hollandais trois Polonais, était initialement pensé comme un marché aux puces virtuel. Aujourd'hui c'est le portail incontournable pour chaque particulier ou une entreprise souhaitant effectuer une vente par internet. Le chiffre d'affaires en 2009 était supérieur à 6 mld zloty. Plus de 10 mln de comptes sont enregistrés à ce jour sur Allegro, même si des utilisateurs réels sont moins nombreux (entre 7 et 8mln). Allegro n'a pas de concurrent sérieux. L'offensive du géant mondial e-Bay s'est terminée par un échec et quelques concurrents locaux n'ont jamais réussi à percer.
(1)Le rapport de section de e-commerce du Association de Marketing Direct (Stowarzyszenie Marketingu Bezposredniego), 2010
(2)Les informations de ce paragraphe sont tirés du rapport « e-Handel Polska 2009 » du Sklepy24.pl, disponible ici en version polonaise
(3)Les informations de ce paragraphe sont tirés du rapport « e-Handel Polska 2009 » du Sklepy24.pl, disponible ici en version polonaise
(4)Le rapport de section de e-commerce du Association de Marketing Direct (Stowarzyszenie Marketingu Bezposredniego), 2010
(5)Le rapport du Ministère de l'Economie (ici)
jeudi 20 mai 2010
Les médicaments génériques en Pologne
En Pologne, comme dans toute l'Europe Centrale et de l'Est les médicaments génériques détiennent la principale part de marché qui, en plus, progresse dynamiquement. Face à des grands producteurs des génériques de cette région de l'Europe, le marché polonais reste atomisé et concurrentiel. Le lobbying des producteurs des médicaments innovants, la lenteur administrative et l'incompétence des tribunaux en matière de droits de propriété intellectuelle et industrielle sont les principaux freins au développement des génériques en Pologne.
Les médicaments en Pologne sont les uns des moins chers en Europe. Cependant, il s'agit du prix moyen, car il en existe des groupes qui restent plus chers que la moyenne européenne. Entre 2007 et 2009 les dépenses publiques consacrées au remboursement des médicaments était en augmentation. La tendance s'inversera en 2010 car ces dépenses seront diminuées de 400 millions de zloty environ, par rapport au 2009 (8 mld zloty)(1)
1. Les génériques ont la principale part de marché.
Le marché de médicaments polonais se caractérise par la participation élevée des médicaments génériques : 85% en volume et 62% en valeur (2) et il progresse d'environ 10% par an. Dans une perspective plus large cette spécificité se confirme dans l'Europe Centrale et de l'Est où les médicaments génériques correspondent à 60% (3). Les analystes prévoient pour cette région de l'Europe la progression des médicaments génériques d'environ 14% par an, alors que le rythme de progression des médicaments innovants sera plus faible.
2. Les nombreux producteurs locaux sont de plus en plus soumis à la tendance aux fusions et renforcement des positions sur le marché.
Le marché polonais des médicaments génériques est très concurrentiel et très atomisé. En Pologne les médicaments génériques sont fabriqués par quelque dizaines de producteurs locaux. Peu nombreux sont ceux qui ont des parts de marché supérieures à 1%. Le leader est Polpharma avec un peu plus de 5% des parts de marché.
Plus généralement, sur le marché des génériques en Europe Centrale et de l'Est la tendance est à la fusion et aux achats des producteurs afin de consolider sa position, accéder aux autres marchés, améliorer la rentabilité, accéder à des segments du marché qui donnent la possibilité d'expansion ou neutraliser un concurrent.
Exemples :
Zentiva a acheté entre autres Eczacibasi Generic Pharmaceuticals (2007)
Polpharma a acheté Akkrihin (2007)
Mylan a acheté Merck Generics (2007)
Teva qui a achété Barr (2008) et Ratiopharm (2010).
3. L'inefficacité administrative et le lobbying sont la source des difficultés rencontrées par les médicaments génériques en Pologne.
Il n'existe pas des tribunaux spécialisés dans la propriété intellectuelle en Pologne. La qualité des décisions des tribunaux dans ce domaine est faible. Les producteurs des médicaments innovants, attaquent souvent en justice les producteurs des génériques et il arrive (en fonction de tribunal), que le juge interdit la vente du générique pendant la durée du procès. Dans le cas du gain de cause, les pertes pour les producteurs des génériques et aussi pour l'Assurance Maladie sont irrécupérables.
Les très longs délais d'entrée sur le marché qui sont dus à la lenteur de l'administration polonaise et aux procédures peu efficaces. Selon la loi le médicament doit être enregistré sous 210 jours, en Pologne cela dure en moyenne 2 ans. En outre, il y a des problèmes d'inscription sur la liste des médicaments remboursés. Normalement les listes de ces médicaments devrait être mises à jour toutes les 3 mois. Au cours de 4 derniers années il devrait y avoir 16 mises à jour et il y en a eu seulement 5. Cette inefficacité s'explique en partie par des stratégies des producteurs des médicaments originaux, qui tentent d'intervenir lors de l'évaluation du médicament et influencent le processus. Cette pratique est illégale comme l'a rappelé la Commission Européenne dans son rapport du juillet 2009.
(1)Rynek Aptek, 26 janvier 2010
(2)Tomasz Zarzycki, IMS Poland, octobre 2009
(3)Rapport PMR 2009
Les médicaments en Pologne sont les uns des moins chers en Europe. Cependant, il s'agit du prix moyen, car il en existe des groupes qui restent plus chers que la moyenne européenne. Entre 2007 et 2009 les dépenses publiques consacrées au remboursement des médicaments était en augmentation. La tendance s'inversera en 2010 car ces dépenses seront diminuées de 400 millions de zloty environ, par rapport au 2009 (8 mld zloty)(1)
1. Les génériques ont la principale part de marché.
Le marché de médicaments polonais se caractérise par la participation élevée des médicaments génériques : 85% en volume et 62% en valeur (2) et il progresse d'environ 10% par an. Dans une perspective plus large cette spécificité se confirme dans l'Europe Centrale et de l'Est où les médicaments génériques correspondent à 60% (3). Les analystes prévoient pour cette région de l'Europe la progression des médicaments génériques d'environ 14% par an, alors que le rythme de progression des médicaments innovants sera plus faible.
2. Les nombreux producteurs locaux sont de plus en plus soumis à la tendance aux fusions et renforcement des positions sur le marché.
Le marché polonais des médicaments génériques est très concurrentiel et très atomisé. En Pologne les médicaments génériques sont fabriqués par quelque dizaines de producteurs locaux. Peu nombreux sont ceux qui ont des parts de marché supérieures à 1%. Le leader est Polpharma avec un peu plus de 5% des parts de marché.
Plus généralement, sur le marché des génériques en Europe Centrale et de l'Est la tendance est à la fusion et aux achats des producteurs afin de consolider sa position, accéder aux autres marchés, améliorer la rentabilité, accéder à des segments du marché qui donnent la possibilité d'expansion ou neutraliser un concurrent.
Exemples :
Zentiva a acheté entre autres Eczacibasi Generic Pharmaceuticals (2007)
Polpharma a acheté Akkrihin (2007)
Mylan a acheté Merck Generics (2007)
Teva qui a achété Barr (2008) et Ratiopharm (2010).
3. L'inefficacité administrative et le lobbying sont la source des difficultés rencontrées par les médicaments génériques en Pologne.
Il n'existe pas des tribunaux spécialisés dans la propriété intellectuelle en Pologne. La qualité des décisions des tribunaux dans ce domaine est faible. Les producteurs des médicaments innovants, attaquent souvent en justice les producteurs des génériques et il arrive (en fonction de tribunal), que le juge interdit la vente du générique pendant la durée du procès. Dans le cas du gain de cause, les pertes pour les producteurs des génériques et aussi pour l'Assurance Maladie sont irrécupérables.
Les très longs délais d'entrée sur le marché qui sont dus à la lenteur de l'administration polonaise et aux procédures peu efficaces. Selon la loi le médicament doit être enregistré sous 210 jours, en Pologne cela dure en moyenne 2 ans. En outre, il y a des problèmes d'inscription sur la liste des médicaments remboursés. Normalement les listes de ces médicaments devrait être mises à jour toutes les 3 mois. Au cours de 4 derniers années il devrait y avoir 16 mises à jour et il y en a eu seulement 5. Cette inefficacité s'explique en partie par des stratégies des producteurs des médicaments originaux, qui tentent d'intervenir lors de l'évaluation du médicament et influencent le processus. Cette pratique est illégale comme l'a rappelé la Commission Européenne dans son rapport du juillet 2009.
(1)Rynek Aptek, 26 janvier 2010
(2)Tomasz Zarzycki, IMS Poland, octobre 2009
(3)Rapport PMR 2009
mercredi 19 mai 2010
La construction écologique en Pologne
Le secteur de la construction participe à la hauteur de 6% au PIB de la Pologne. Malgré la crise les entreprises restent optimistes. Les analystes prévoient l'augmentation de la production de 8% en 2010 (en 2009 elle a été de 5%).
Sur ce fond dynamique la construction écologique reste une niche du secteur de bâtiment mais une niche qui a de l'avenir car bien que la mode à l'écologie existe en Pologne depuis bien longtemps, le mouvement mondial du développement durable, ne fait que commencer à y apparaître.
1. Des acteurs et des motivations différents.
Parmi les demandeurs de la construction écologique apparaissent trois groupes avec de différentes possibilités et motivations.
Les entreprises.
Elles sont de plus en plus nombreuses à chercher des « bureaux verts ». Leurs motivations sont avant tout liées à l'image de l'entreprise mais aussi au bien-être des salariées, plus productifs si leur lieu de travail respecte les principes du développement durable. Il s'agit cependant d'une minorité très faible. La raison en est certainement le manque des immeubles verts, ou quartiers d'affaires verts. Néanmoins, certains constructeurs s'activent comme par exemple le Groupe Bauma (membre du PLBGC, voir infra) et développent les projets écologiques (Quattro Business Park, Cracovie).
Les institutions publiques, les collectivités locales.
De nombreuses institutions effectuent les travaux d'amélioration ou de mise au normes écologiques de leurs locaux. On s'efforce aussi de respecter les règles de la construction écologique dans les nouvelles constructions. Pour ces demandeurs, l'écologique signifie avant tout « économisant l'énergie ». La motivation principale est le moindre coût d'exploitation du bâtiment. L'avantage incontestable est le soutien financier des fonds européens
Les particuliers.
Selon l'enquête de Autodesk (novembre 2009) la moitié des clients des bureaux des architectes se posent les questions concernantes les solutions écologiques. Ceci témoigne de la conscience écologique qui se développe en Pologne. Cependant ces solutions sont appliquées seulement dans 19% des projets. La raison principale est l'augmentation du coût de projet. Les motivations principales du choix des solutions durables pour un particulier sont économiques (l'économie de l'énergie et moindre coût d'exploitation de l'habitat).
2. Les freins et difficultés pour le développement de la construction écologique
Concernant la Pologne applique les directives européennes, ce qui, par exemple, a fait introduire en Pologne en 2007 les bilans énergétiques pour toutes nouvelles constructions. Beaucoup d'acteurs parlent de la directive EPBD (2002/91/EC) qui accroît les normes énergétiques pour les nouvelles constructions (2018 pour les publiques et 2020 pour les autres). Dans ce contexte les perspectives de la construction écologique sont bonnes en Pologne, mais aussi partout en Europe.
Les habitats collectifs en Pologne sont construits principalement par les promoteurs immobiliers. Ces acteurs là, sont des investisseurs regardant plus des profits à court terme que la perspective à long terme. La construction durable, plus chère à l'investissement mais plus rentable à long terme est pour eux moins intéressante. Contrairement par exemple à la Suisse où ce sont les fonds de pension qui construisent les habitations collectives et qui sont plus concernés par la perspective à long terme.
Le marché des matériaux de construction développe l'offre des éléments préfabriqués, qui permettent la construction rapide et moins chère d'une maison. En revanche l'offre des matériaux écologiques, bien qu'elle s'est considérablement améliorée, reste très modeste, peu concurrencée, les prix sont élevés. En plus l'utilisation de ces matériaux allonge souvent la durée de la construction.
3. Le PLBGC
La promotion de la construction écologique est le principal but de l'Association Polonaise de la Construction Écologique PLBGC. Cette ONG créée en 2006 par Rafal Schurma et Agnes Vorbrodt-Schurma, organise des colloques et séminaires, publie des articles et des études et collabore avec des organisations internationales des domaines de la construction, de l'écologie, de l'urbanisme. PLBGC travaille également à la clarification du système de certification des constructions écologiques. Le but est d'organiser l'attribution de différents certificats (LEED, BREEAM, DGNB) ou bien de créer un certificat polonais.
Sur ce fond dynamique la construction écologique reste une niche du secteur de bâtiment mais une niche qui a de l'avenir car bien que la mode à l'écologie existe en Pologne depuis bien longtemps, le mouvement mondial du développement durable, ne fait que commencer à y apparaître.
1. Des acteurs et des motivations différents.
Parmi les demandeurs de la construction écologique apparaissent trois groupes avec de différentes possibilités et motivations.
Les entreprises.
Elles sont de plus en plus nombreuses à chercher des « bureaux verts ». Leurs motivations sont avant tout liées à l'image de l'entreprise mais aussi au bien-être des salariées, plus productifs si leur lieu de travail respecte les principes du développement durable. Il s'agit cependant d'une minorité très faible. La raison en est certainement le manque des immeubles verts, ou quartiers d'affaires verts. Néanmoins, certains constructeurs s'activent comme par exemple le Groupe Bauma (membre du PLBGC, voir infra) et développent les projets écologiques (Quattro Business Park, Cracovie).
Les institutions publiques, les collectivités locales.
De nombreuses institutions effectuent les travaux d'amélioration ou de mise au normes écologiques de leurs locaux. On s'efforce aussi de respecter les règles de la construction écologique dans les nouvelles constructions. Pour ces demandeurs, l'écologique signifie avant tout « économisant l'énergie ». La motivation principale est le moindre coût d'exploitation du bâtiment. L'avantage incontestable est le soutien financier des fonds européens
Les particuliers.
Selon l'enquête de Autodesk (novembre 2009) la moitié des clients des bureaux des architectes se posent les questions concernantes les solutions écologiques. Ceci témoigne de la conscience écologique qui se développe en Pologne. Cependant ces solutions sont appliquées seulement dans 19% des projets. La raison principale est l'augmentation du coût de projet. Les motivations principales du choix des solutions durables pour un particulier sont économiques (l'économie de l'énergie et moindre coût d'exploitation de l'habitat).
2. Les freins et difficultés pour le développement de la construction écologique
Concernant la Pologne applique les directives européennes, ce qui, par exemple, a fait introduire en Pologne en 2007 les bilans énergétiques pour toutes nouvelles constructions. Beaucoup d'acteurs parlent de la directive EPBD (2002/91/EC) qui accroît les normes énergétiques pour les nouvelles constructions (2018 pour les publiques et 2020 pour les autres). Dans ce contexte les perspectives de la construction écologique sont bonnes en Pologne, mais aussi partout en Europe.
Les habitats collectifs en Pologne sont construits principalement par les promoteurs immobiliers. Ces acteurs là, sont des investisseurs regardant plus des profits à court terme que la perspective à long terme. La construction durable, plus chère à l'investissement mais plus rentable à long terme est pour eux moins intéressante. Contrairement par exemple à la Suisse où ce sont les fonds de pension qui construisent les habitations collectives et qui sont plus concernés par la perspective à long terme.
Le marché des matériaux de construction développe l'offre des éléments préfabriqués, qui permettent la construction rapide et moins chère d'une maison. En revanche l'offre des matériaux écologiques, bien qu'elle s'est considérablement améliorée, reste très modeste, peu concurrencée, les prix sont élevés. En plus l'utilisation de ces matériaux allonge souvent la durée de la construction.
3. Le PLBGC
La promotion de la construction écologique est le principal but de l'Association Polonaise de la Construction Écologique PLBGC. Cette ONG créée en 2006 par Rafal Schurma et Agnes Vorbrodt-Schurma, organise des colloques et séminaires, publie des articles et des études et collabore avec des organisations internationales des domaines de la construction, de l'écologie, de l'urbanisme. PLBGC travaille également à la clarification du système de certification des constructions écologiques. Le but est d'organiser l'attribution de différents certificats (LEED, BREEAM, DGNB) ou bien de créer un certificat polonais.
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